Assemblée citoyenne – Mouvement pour la 6ème République

Les Jacobins de Villeurbanne soutiennent toute action populaire et citoyenne visant la réappropriation de la démocratie par le peuple. Le Mouvement pour la 6ème République s’inscrit dans la continuité des mouvements citoyens européens, à l’image de Podemos en Espagne, et réunit des citoyens de toute la France pour préparer une transition démocratique. Nous accueillons lundi le Mouvement pour la 6ème République, afin de créer le groupe « Nous le Peuple Villeurbanne ».

QUELS OUTILS ET QUELS MANDATS POUR LE M6R ?

ASSEMBLEE CITOYENNE

LE LUNDI 1er JUIN 2015 DE 19H A 21H30

SALLE DES CONFERENCES DU PALAIS DU TRAVAIL

9, PLACE LAZARE GOUJON – VILLEURBANNE

Venez participer à la création du groupe

« Nous Le Peuple Villeurbanne »

Avec le soutien logistique du Club des Jacobins de Villeurbanne

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Conférence : ROBESPIERRE, Une biographie à travers de nouvelles archives

La Maison des Passages propose une conférence au sujet de l’incorruptible en accueillant Hervé Leuwers, auteur d’une biographie de Robespierre :

ROBESPIERRE,

Une biographie à travers de nouvelles archives

Hervé LEUWERS

SAMEDI 30 MAI à 14h30 salle de la Maison des Passages

44 Rue Saint Georges – Vieux Lyon


Nous avons le plaisir d’accueillir Hervé Leuwers qui vient de publier une biographie de l’Incorruptible. Pour présenter son ouvrage, H. Leuwers prononcera une conférence centrée sur un thème plus pointu : Robespierre dictateur… Mythe ou réalité ?

Au lendemain du 9 thermidor an II (27 juillet 1794), la Convention annonça triomphalement la « chute de Robespierre ». L’expression fait écho à la « chute de la royauté » d’août 1792, comme si Robespierre était un nouveau Capet. Dans les discours officiels, c’est le renversement d’un dictateur qui est célébré. Tous les contemporains, cependant, ne jugèrent pas l’événement de la même manière ; lesquels ont raison ? Robespierre a-t-il été dictateur ? A-t-il voulu le devenir ? Ou n’a-t-il détenu qu’un « douzième d’autorité », comme il l’a dit lui-même ? Répondre à ces questions, c’est revenir sur le 9 thermidor et ses mythes, mais aussi revenir sur les perceptions contrastées du personnage depuis 1789.

Dans cette biographie, Hervé Leuwers propose un portrait inattendu de Robespierre, nourri d’une première exploitation de ses brouillons acquis par les Archives nationales en 2011 et de la découverte de nombreux inédits.

Pour comprendre les polémiques et les passions qui continuent d’entourer l’Incorruptible, l’auteur invite à redécouvrir l’homme aux différents âges de sa vie, sans chercher le Conventionnel de la Terreur chez le collégien de Louis-Le-Grand, l’avocat d’Arras ou le Constituant (1789-1791). Le livre rend ainsi toute sa place au juriste et à son art de la parole, aux formes changeantes de son combat révolutionnaire, s’interroge sur son exceptionnelle notoriété…

La biographie permet de corriger de troublantes légendes sur l’étudiant de Louis-le-Grand et l’avocat d’Arras : non, Robespierre n’a pas complimenté le roi au retour de son sacre ; non, il n’a pas été un avocat maudit, au ban de la société arrageoise… Avec des arguments neufs, il propose aussi un réexamen du parcours de Robespierre en Révolution : de ses positions face aux annexions territoriales, de sa participation au gouvernement révolutionnaire, de sa conception de la « terreur », de sa prétendue « dictature ».

Par une écriture énergique, vivante et nuancée, il bouscule les a priori et rend à Robespierre sa complexité d’homme.

Jean Pierre RISSOAN

L’auteur : Hervé Leuwers, professeur à l’Université Lille 3, directeur des Annales historiques de la Révolution française, a notamment publié Un juriste en politique : Merlin de Douai (APU), L’invention du barreau français (Ed. EHESS. Prix Limantour) et La Révolution française et l’Empire (PUF).

Son livre : Hervé Leuwers, Robespierre, Paris, Fayard, 2014, 460 p. ; index, cahier d’illustrations.

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Conférence-débat – Le traité transatlantique : UE-USA

Le groupe Villeurbannais ATTAC, le collectif STOP TAFTA, organisent avec le collectif Front de Gauche de Villeurbanne (PCF, PG, Ensemble!) et ses partenaires (CoVRA et Club des Jacobins de Villeurbanne) ainsi que Europe Ecologie Les Verts Villeurbanne, une conférence- débat sur le traité transatlantique, avec

Robert JOUMARD, membre d’ATTAC et du Collectif STOP TAFTA

mercredi 27 mai 2015 à 18h30 au Palais du Travail de Villeurbanne

Salle des Conférences

Pourquoi faut-il s’opposer à ce traité qui va mettre votre vie sous la coupe des multinationales étatsuniennes et européennes ?

C’est maintenant que tout se joue.

C’est maintenant qu’il faut agir.

http://www.lelotenaction.org/medias/images/tafta-6.jpg?fx=r_550_550

 

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« Et ils sont où les ouvriers ? » Soirée débat au Rize le jeudi 30 avril

Dans le cadre de l’exposition « Et ils sont où les ouvriers ?« , le Rize organise une soirée festive « pour en découdre avec le travail » à la veille du 1er mai. Le Club des Jacobins de Villeurbanne a été sollicité pour animer un débat sur les quatre questions posées par l’exposition concernant le monde ouvrier aujourd’hui :

Le mot « Ouvrier » est-il tabou ?
Les employés sont-ils les nouveaux ouvriers ?
La classe ouvrière a-t-elle volontairement été dissoute ?
Devient-on ouvrier par défaut ?

Venez débattre avec nous au Rize, jeudi 30 avril à 18h00

Afin de préparer un peu le débat, voici quelques pistes de réflexion :

Chaque année, on compte de moins en moins d’ouvriers. A son apogée, cette catégorie socioprofessionnelle représentait près de 40% des emplois. A partir du milieu des années 60, elle n’a cessé de décliner : elle ne représentait plus qu’un tiers à la fin des années 70, un peu plus de 20% aujourd’hui (Insee).

Le mot ouvrier est-il tabou ?

Tout d’abord, dans le rapport aux autres. Dans ce monde capitaliste où la réussite se résume à gagner de l’argent, avoir un revenu modeste peut être ressenti comme une honte pour les ouvriers. Ensuite, dans les approches politiques, les ouvriers ne sont malheureusement pas représentés à l’assemblée nationale et autres institutions de la République. Dès lors, le mot ouvrier se raréfie dans le discours politique, et inévitablement, dans la parole populaire.

Les employés sont-ils les nouveaux ouvriers ?

Ces dernières années, la part des ouvriers a décliné fortement, de 32 % à 22 % et celle des employés (souvent des femmes) s’est accrue de 26 % à 29 %. Ces deux catégories partagent de faibles niveaux de rémunérations et de diplômes. Une partie des employés exercent dans des conditions très proches de celles des ouvriers. L’homogamie est forte entre ces catégories sociales. La part des milieux ouvriers et employés dans la population a baissé de 58 % à 51 %, mais demeure majoritaire.

La classe ouvrière a-t-elle volontairement été dissoute ?

Durant les années 80 les discours sur « la fin du marxisme », la « fin de la classe ouvrière », voire carrément la « fin de l’histoire » dominaient, provoquant un effacement des revendications ouvrières. Cependant, la classe ouvrière n’a pas été dissoute en soi. Elle est englobée, dans le discours politique actuel, dans la classe moyenne inférieure. Surtout que depuis les différentes crises économiques et la précarité grandissante, tous secteurs confondus, les ouvriers et salariés se rapprochent pour porter de nouveaux espoirs.

Devient-on ouvrier par défaut ?

Depuis le début des années 1980, l’accès aux positions supérieures est devenu « plus inégal » et les enfants de cadres sont avantagés. L’ascenseur social en France est grippé, et le déclassement est un phénomène en progression. Les enfants de milieu modeste subissent davantage le phénomène de déclassement. Les diplômés ne sont plus épargnés. A la fin des années 1960, 70% des bacheliers accédaient à un emploi de cadre ou de profession intermédiaire, contre seulement 22% aujourd’hui. En 2003, 37% des ouvriers avaient des parents ouvriers. Cela participe au sentiment de subir le statut d’ouvrier. Cependant, le statut d’ouvrier ne s’accompagne pas forcément d’un sentiment de honte, car ils sont nombreux à être fiers d’appartenir à la classe ouvrière, fiers de leurs savoirs et fiers de produire les biens de consommation indispensables à notre quotidien.

Ouvriers de Forget, Villeurbanne.

http://villeurbanne.cpa.pagesperso-orange.fr/usines_villeurbannaise/acc_usines_villeurb.htm

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Etre républicain en 2015

En 2015, en France, défendre la République est un lourd fardeau. On ne parle pas ici d’opinions, ni de postures, encore moins de croyances, loin s’en faut. Défendre la République, c’est être républicain. Depuis le funeste début de l’année, on voit toute la classe politique agiter le drapeau tricolore et crier à l’union nationale pour défendre la République. A la télévision comme dans les journaux, on adore Marianne, on l’écrit, on la dessine et on l’invoque par tous les moyens possibles. Or, la grande hypocrisie dont fait preuve la classe dominante n’a d’autre cible que la République elle-même, comme toujours. Nous adressons article à tous ceux qui usurpent l’étendard tricolore de la République, qui se réclament de ses « valeurs » et qui pensent pouvoir se jeter avec tous les autres dans le grand sac des « républicains » face à la « menace terroriste ».

La République ne se résume pas à agiter des drapeaux face à la barbarie. Elle ne se réduit pas aux missions régaliennes de l’Etat, celles-ci constituant le moindre des rôles de l’Etat pour assurer l’émancipation des citoyens. Par-dessus tout, la République, c’est encore moins l’avènement des libertés individuelles au détriment de la citoyenneté.

L’universalisme : la quête primaire des républicains

Avant tout, précisons que, de nos jours, beaucoup de personnes font l’amalgame des définitions et confondent démocratie et République, alors qu’elles correspondent à des réalités différentes. La démocratie permet de situer le pouvoir souverain : le pouvoir au peuple, par opposition au pouvoir d’un seul (monarchie) ou au pouvoir d’une élite (aristocratie). La République, elle, est un régime d’organisation des pouvoir. Là où la démocratie de type fédéral se constitue d’une pluralité d’entités fédérées avec chacune ses particularités, et certaines compétences qui lui sont propres, la démocratie républicaine se fonde sur l’unité du territoire et du corps social. Cette unité se décline ainsi à toutes les sphères de l’espace public et se traduit par la quête constante de l’universalisme.

Etre républicain, c’est d’abord être universaliste.

L’universalisme est le socle philosophique de la République, car de lui dépendent toutes les règles politiques, sociales, culturelles, etc. de vie en société. C’est la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui le proclame dans son article 1 : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Proclamer l’universalisme, c’est privilégier « tous » plutôt que « chacun » : la République affirme la primauté du corps social dans son unité pour constituer une société de pleine égalité et de justice. Lorsque l’on se réfère au « peuple français », cela signifie l’entièreté de la cité et l’unité du corps de citoyens, ce que les faiseurs d’opinion désignent aujourd’hui plus vulgairement par « vivre ensemble » pour ôter toute connotation idéologique.

L’espace public est le socle civique sur lequel repose l’universalisme. Par opposition à l’espace privé, l’espace public est le lieu (physique mais également virtuel, médiatique, etc.) où l’on est citoyen et où l’on fait société. On ne peut se dire républicain et déresponsabiliser les citoyens face aux affaires de la cité : le citoyen est pleinement responsable de la chose publique, du bien commun. L’éducation, la sécurité sociale, la sécurité, l’environnement, etc., relèvent de cette responsabilité civique et donnent tout son sens à la République universelle proclamée par la Révolution et défendue par le Conseil National de la Résistance, dont le programme, bien que de valeur constitutionnelle, est aujourd’hui piétiné par les grandes élites du monde et d’Europe. Voilà ce qu’est l’universalisme républicain.

Etre républicain, c’est approfondir et faire valoir la souveraineté populaire.

Le « souverainisme » est désormais vu comme un courant de pensée extrêmement négatif, notamment par la plupart des personnalités que l’on a vu depuis le début de l’année se dire républicaines. Clarifions donc ce point. Il y a premièrement la souveraineté du peuple, indissociable de l’universalisme. En République, chaque citoyen détient une partie de la souveraineté, en tant que responsable de la cité. Chose publique, bien commun, intérêt général : toutes ces notions convergent vers ce point essentiel : le peuple est souverain. La démocratie représentative est un moyen historique de gestion par défaut de la vie politique mais n’est pas une fin en soi. La Constitution de 1793, très vite enfouie sous terre par les libéraux et les futurs bonapartistes, est toujours considérée comme la plus démocratique du monde moderne. Celle-ci concevait la souveraineté pleine et entière du peuple. Aujourd’hui, être républicain signifie défendre aveuglément la volonté générale face aux intérêts privés, financiers et individuels, quoi qu’en disent les dits professionnels de la politique.

Il en découle que les républicains ne peuvent souscrire à un régime de caste politique privilégiée, véritable réseau d’intérêts sans aucune idéologie ni volonté populaire, comme celui qui « gère » notre pays. Ils ne peuvent qu’exiger la fin totale de tout type de cumul de mandat quoi qu’en disent les défenseurs de la « bonne gestion » car les affaires de la cité ne relèvent pas de la gestion financière comme en entreprise. Ils n’attendent pas de leurs élus qu’ils soient professionnels ni même expérimentés, mais légitimes et mandataires de la volonté générale.

Les républicains sont démocrates et ne peuvent pas non plus supporter de voir de grandes décisions prises en catimini, sur une poignée de main, pour servir les intérêts de quelques-uns, souvent financiers. Le référendum est l’un des droits politiques fondamentaux de la République démocratique : le peuple devrait pouvoir se prononcer à sa guise sur toute question par voie référendaire et avec un effet législatif immédiat, sur le plan local comme national.

Par ailleurs, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est une notion théoriquement admises par toutes les « démocraties », notamment européennes, un droit également défendu sur le papier par l’Union Européenne. En 2015, on ne peut se dire républicain et défendre en même temps l’Union Européenne. Celle-ci est désormais véreuse de fond en comble, totalement antidémocratique et soumise des grands intérêts financiers et banquiers, comme nous pouvons le constater depuis 2008. La même UE qui « recommande » à tous ses Etats membres d’aplanir leurs dépenses publiques en se basant sur le modèle allemand, profondément injuste et socialement chaotique ; cette même UE qui entreprend tout pour détruire la démocratie et l’Etat providence.

Etre républicain, c’est défendre l’indivisibilité et l’unité.

Attention aux amalgames. On ne peut pas non plus être républicain et se perdre dans un discours nationaliste néfaste et moyenâgeux. L’universalisme de la République Française repose sur l’émancipation des citoyens face à l’oppression quelle qu’elle soit : autocratique, oligarchique, obscurantiste, etc. Les républicains sont aujourd’hui les seuls défenseurs de la laïcité, la vraie, c’est-à-dire celle de 1905. Pur produit de notre universalisme, la loi de 1905 proclame que la « République ne reconnait, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». Etre républicain, c’est donc défendre une application stricte et aveugle de la laïcité dans l’espace public, indépendamment de toute particularité individuelle ou communautaire. Car, de fait, la République ne doit pas se laisser corrompre par le clientélisme communautaire, aussi bien religieux qu’identitaire. Il est absolument inadmissible de voir le chef d’Etat présenter ses vœux aux communautés religieuses tous les ans ou encore de rendre visite au Pape ! La laïcité et plus largement le « vivre-ensemble », ne signifient pas « chacun est libre de faire ce qu’il lui plait ». Etre républicain en 2015, c’est combattre l’individualisme et le culte de la différence au nom des libertés individuels.

Cela va de pair avec l’organisation des territoires. La réforme des territoires qui menacent le Département et consacrent les grandes Régions à l’allemande ébranle le socle républicain d’égalité des territoires. Ce sont les services publics qui en pâtissent et tous les emplois qui en dépendent. L’Etat se désengage depuis une quinzaine d’année en réduisant les dotations aux collectivités tout en leur transférant davantage de compétences ! Au final, les citoyens se retrouvent à payer toujours plus d’impôts pour voir la qualité de leurs services publics chuter, une chute accélérée par l’UE qui assomment les collectivités avec des lois liberticides pour protéger la concurrence et le marché financier. Etre républicain, c’est promouvoir l’exemplarité d’un service public irréprochable dont doit pouvoir jouir tout citoyen grâce à une redistribution juste et équilibrée des richesses entre les territoires et refuser des projets hybrides comme la Métropole de Lyon. C’est aussi défendre l’emploi et les produits locaux en désobéissant à la concurrence imposée par l’UE avec des entreprises venus de l’autre bout de l’Europe.

Conclusion

Considérant ce texte, il ne reste malheureusement pas beaucoup de républicains parmi tous ceux qui profitent des heures tragiques de notre pays pour se dire républicains. Peut-on considérer que nous vivons encore en République Française ? Dans les faits, force est de constater que non. Tous ceux qui, comme nous, lèvent le ton en rappelant à la classe politique ses devoirs ont pris l’habitude de se faire qualifier d’extrémistes, d’agitateurs et de populistes. Si par extrémistes, il faut comprendre « radicalement démocrates », si par agitateurs, il faut entendre « citoyens conscients rassemblés qui veulent renverser l’ordre établi » et si populistes signifie « profondément égalitaristes », alors oui, les républicains sont tous extrémistes, agitateurs et populistes !

La République est plus qu’une vulgaire charte de bonne conduite, et bien plus qu’une bonne morale stérile et neutre. Elle est un processus, un combat constant pour l’émancipation des citoyens par-delà les différences par la révolution des consciences. Etre républicain en 2015, c’est non seulement défendre la République, mais c’est surtout la faire vivre tous les jours à toute échelle, en s’honorant du titre de citoyenne et de citoyen. Etre républicain, c’est faire vivre la République universelle, démocratique, laïque et sociale, c’est rappeler aux élites que la République, c’est nous tous.

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Assemblée Républicaine Mercredi 12 novembre

Rendez-vous mercredi prochain à la Maison Berty Albrecht à partir de 18h30 pour notre Assemblée républicaine du mois de Novembre.

Thématique : Défense du code du travail, un enjeu républicain

Depuis l’ANI, le discours décomplexé des élites gouvernementales et patronales à l’encontre du code du travail ne cesse de croître au sein de la sphère médiatique. Aux dernières nouvelles, Pierre Gattaz, président du MEDEF, évoquait la fin du CDI et l’assouplissement du licenciement afin de créer plus d’emplois…

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Pour une police municipale citoyenne

Les élections municipales 2014 puis le débat sur la réforme territoriale entreprise par le gouvernement sont l’occasion d’examiner les compétences des communes et plus précisément les pouvoirs du maire. Nous constatons par ailleurs que beaucoup de discours militants, notamment en faveur de la réforme territoriale et de « l’optimisation » de la décentralisation par la disparition du département et l’absorption des communes, semblent méconnaître la complexe réalité du champ des compétences de l’échelon communal. La question de la police municipale ne semble plus faire débat, bien qu’elle soit pleinement concernée par la réforme. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi, ne serait-ce qu’en matière d’armement des agents. La réforme est pour nous l’occasion de réinterroger le rôle des policiers municipaux, et de réaffirmer leur fondement républicain.

Un cadre juridique établi avec souplesse

La loi Chevènement du 15 avril 1999 a mis fin à un flou juridique embarrassant. Depuis, les polices municipales agissent dans un cadre juridique clairement défini et bien intégré par les élus locaux. Pour comprendre le fonctionnement de la police municipale, il faut d’abord remonter au Code Général des Collectivités Territoriales. Celui-ci établit les compétences de la commune et donc les pouvoirs de l’assemblée municipale, ainsi que ceux du maire. Celui-ci est à la fois élu local de la collectivité et agent de l’Etat en tant qu’autorité déconcentrée. C’est-à-dire qu’en tant que maire de la commune, il publie des arrêtés municipaux (pouvoirs de police administrative), et en tant que représentant de l’Etat, il vise à l’application de ces arrêtés ou la répression de leur non-respect (pouvoirs de police judiciaire). En bref, les pouvoirs du maire sont partagés entre la prévention et le maintien de l’ordre public.

Dans cette vaste notion qu’est l’ordre public, la Constitution reconnaît un certain nombre de champs d’intervention : traditionnellement la tranquillité publique, la sécurité, la sûreté, la salubrité publique ; et plus récemment l’ordre sanitaire, environnemental et le respect de la dignité humaine. Le juge constitutionnel reconnaît également un point important : l’ordre public est en principe fonction de circonstances locales. Au final, le maire dispose d’une certaine marge de manœuvre en matière de maintien de l’ordre qui fait de lui un cas unique de la décentralisation. Cela explique également pourquoi la commune est le premier acteur de la prévention de la délinquance, de par ces pouvoirs à la fois préventifs et répressifs.

Police municipale : ce qu’il faut savoir

Pour exercer ces pouvoirs, le maire peut recruter des agents de police municipale. Le législateur a toujours veillé à ce que celle-ci n’empiète pas sur les compétences de la police nationale et de la gendarmerie, véritables garantes du pouvoir de l’Etat qui, selon Jean-Pierre Chevènement, détient l’ultime compétence en matière de sécurité. Le rôle de la police municipale se limite aux tâches relevant des compétences du maire quant au maintien de l’ordre public. Selon la loi, les agents de la police municipale « sont chargés d’assurer l’exécution des arrêtés du maire et de constater par procès-verbaux les contraventions auxdits arrêtés ».

Cela explique ainsi la raison pour laquelle la police municipale n’a pas réellement vocation à pratiquer des interventions au même titre que la police nationale. Alors que le maire (ainsi que ses adjoints) dispose de la qualité d’officier de police judiciaire, les agents de police municipale sont considérés comme « agents de police judiciaire adjoints », et se doivent donc de seconder les officiers de police judiciaire et la police nationale. Tout crime, délit ou contravention dont ils prennent connaissance doit faire l’objet d’un rapport adressé au supérieur hiérarchique. C’est pour cela que le port d’armes à feu par les agents de police municipale a été maintes fois remis en question : le maintien de l’ordre tel qu’il est défini dans les missions de la police municipale nécessite-t-il l’armement des agents ?

La police de proximité : la République au plus local

Il fut un temps, au début des années 2000, où la France se félicitait de sa police « de proximité ». Elle faisait la fierté du gouvernement JOSPIN et contentait une très grande majorité de la population qui reconnaissait les bienfaits d’une approche préventive et « pacifiste », particulièrement en matière de prévention de la délinquance. Puis vint Nicolas SARKOZY pour qui un policier ne devait pas jouer au football avec des jeunes de banlieue, mais plutôt les éborgner à coup de flashball.

Notons que le gouvernement VALLS n’a jamais émis l’idée de remettre la police de proximité au goût du jour. En fait, on assiste même à la continuité des politiques du gouvernement précédent, à l’instar de la réforme territoriale. A l’heure où les hauts fonctionnaires de la République redécoupent les régions et déterminent les zones sensibles prioritaires sans s’inquiéter de la stigmatisation que cela peut entraîner, ne revient-il pas aux maires, attaqués de toute part par la réforme, de réaffirmer le rôle fondamental d’une police municipale républicaine au service des citoyens ?

Compte-tenu de ce que nous avons vu plus haut, nous savons que les missions de la police municipale sont attribuées par le maire. Alors que le volet « répressif » judiciaire est très élaboré, l’aspect préventif qui relève des pouvoirs de police administrative du maire demeure imprécis et manque de cadrage juridique. En d’autres termes, il revient au maire d’établir ses propres objectifs en matière de prévention de la délinquance, en fonction des moyens qui lui sont propres. Or, cela peut être très avantageux puisque le maire définit à lui seul les missions de la police municipale.

Aux maires de nos villes, donc, de maintenir l’ordre public par l’intermédiaire d’une police municipale ouvertement citoyenne. Il est possible d’élargir ses missions sur deux niveaux. Premièrement, il est urgent de rétablir une relation de confiance entre les agents de police municipale et la population, notamment dans le cadre de la politique de la ville. Il s’agit de multiplier sa présence au sein d’instances participatives destinées à inclure le citoyen dans la vie de la cité ou encore dans les nombreuses structures socioéducatives : que la police municipale soit actrice du développement social en collaboration avec le monde associatif et les organismes publics et parapublics. L’expérience démontre que le civisme s’inculque par l’éducation et par le biais de nombreux vecteurs de lien social comme la culture, le sport, les loisirs…

Ensuite, que la police municipale n’est pas à jouer le rôle de la police national, soit, mais les maires doivent exploiter davantage son aspect « judiciaire » en développant des mesures d’application stricte des arrêtés du maire. Il s’agit ici de faire respecter via la police municipale bien plus que les arrêtés concernant la voirie et le stationnement. Il est courant d’apercevoir des chantiers de travaux publics irréguliers mettant en danger les citoyens (en termes d’accès ou de gestion des déchets par exemple). L’ordre public n’en est-il pas troublé ? Qu’en est-il de toutes les boutiques qui ne s’inquiètent guère de respecter la législation en matière d’éclairage sauvage durant tout un week end, y compris la nuit ? Un arrêté du maire suffirait à remédier à ce gâchis d’énergie. Il en va de même pour l’affichage sauvage et la publicité outrancière. Le maire, à lui seul, peut limiter le nombre de panneaux publicitaires afin de préserver ses concitoyens de la pollution visuelle que cela entraîne ou encore multiplier les panneaux d’expression populaire pour limiter l’affichage illégal. Tout cela peut être intégrer aux missions de la police municipale et contribuer à une implication citoyenne de tous dans la vie de la cité, à un dialogue démocratique et serein entre les administrés et la commune par l’intermédiaire des agents de la police municipale.

Nous encourageons nos élus à développer l’implication des services de la police municipale comme actrice du développement social et comme police citoyenne et républicaine. Mais ceci ne dépend ni des citoyens, ni des agents de police municipale, ni même de la loi. Tout repose, comme toujours, sur la seule volonté politique.

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Une politique (inter)communale de l’emploi volontariste est possible | 23 avril 2014

Les élections municipales sont passées. Nous sommes de ceux qui ont tenté de montrer que ces élections étaient avant tout intercommunales. Beaucoup de listes candidates ont misé sur le charisme ou la notoriété du meneur de liste, tout comme beaucoup de citoyens sont allés voter pour le notable local qui, après tout, gère bien la ville depuis longtemps et connaît tout le monde. Mais l’objectif du « tout intercommunal » partagé par la droite comme par le PS change la donne. Si certaines voix se sont élevées contre la perte de pouvoir des communes, ce n’est pas pour rien.

Alors que les lois Deferre sur la décentralisation instauraient en 1982 un socle de compétences solide pour la commune comme échelon de proximité (principe de subsidiarité), on a vu celles-ci perdre de leur importance dans l’élaboration des politiques publiques locales au fil des réformes. En effet, le renforcement de l’intercommunalité se traduit par la délégation de compétences propres à l’élaboration de politiques publiques. Selon la loi, au moment de la création d’un Etablissement Public de Coopération Intercommunal à fiscalité propre (EPCI), certaines compétences sont obligatoirement déléguées par les communes membres à la structure intercommunale. Le nombre de ces compétences augmentent avec la taille démographique de l’intercommunalité :

Compétences interco

Le tableau ci-dessus illustre la manière dont l’intercommunalité s’empare de facto des compétences qui nécessitent des prises de choix politiques telles que le développement économique ou la politique de la ville. Force est de constater que l’on cherche à démunir la commune, premier espace d’exercice démocratique, échelon de proximité accessible à tout citoyen, de ses compétence à proprement parler politiques.

L’emploi est un thème qui a peu été abordé par les partis politiques lors des élections municipales. Et pour cause, alors que la clause générale de compétence prévoit le développement économique comme une compétence propre à la commune, il s’agit de la première compétence obligatoirement transférée à l’intercommunalité. Et puisque la quasi-totalité des communes de France sont désormais membres d’une intercommunalité, autant dire que ce n’est de fait plus le cas. A Lyon, la seule liste ayant évoqué l’emploi dans son programme, et la seule à avoir réellement intégrer l’enjeu intercommunal de l’élection, est celle de Gérard COLLOMB…

L’emploi est le meilleur cas d’étude qui soit pour l’analyse de la problématique intercommunale. Il entre dans les champs de compétences d’un nombre incalculable d’organismes publics ou parapublics : l’Etat, la Région, le Département et la Commune via l’intercommunalité sont tous compétents sur la question. Des partenariats divers et variés existent avec Pôle Emploi, les Maisons de l’Emploi, les agences de développement économique ou encore les missions locales. Voici un exemple concret de vrai mille-feuille territorial : non pas le nombre de strates mais les doublonsde compétences.

Les études, les bilans, les rapports et les observatoires ne manquent pas. Tous s’accordent sur une chose : il y a de plus en plus de demandeurs d’emploi. Les politiques de l’emploi consistent de nos jours essentiellement à limiter les licenciements ou conserver des entreprises sur son territoire. Les tentatives de rendre attractive une zone par l’implantation d’un parc d’entreprise ou d’une ZAC ou encore par les pépinières d’entreprise fonctionnent bien et rendent attractives des grandes cités telles que la fraiche Métropole Lyonnaise à l’égard de leurs voisines européennes. Mais elles ne créent pas plus d’emplois pour la population locale.

Les élus locaux doivent prendre les devant pour faire valoir l’expertise de proximité de leur commune pour la création d’emplois. En prenant l’exemple de bon nombre d’initiatives locales, on imagine facilement l’implantation de structures publiques dédiées à la rencontre de l’offre et de la demande d’emploi, au même titre qu’un Centre Culturel Œcuménique (CCO) ou un Centre Communal d’Action Culturelle (CCAS). On peut d’abord s’inspirer des pépinières d’entreprise : un outil potentiellement efficace d’implication de la collectivité dans le conseil et l’aide aux jeunes entreprises. On peut également prendre les Centres Municipaux de Santé comme un véritable modèle de service public accessible, efficace et rentable !

L’idée de la création d’une telle structure, appelons-là Centre (Inter)Communal de l’Emploi (CIE), est donc d’entretenir un noyau de rencontre entre les entreprises implantées sur le territoires, les acteurs publics de l’emploi et les principaux concernés : les demandeurs d’emploi. Bien qu’on puisse certainement trouver des embryons de projets plus ou moins similaires un peu partout en France, on peut s’étonner de n’avoir pas vu davantage se développer de tels dispositifs. Celui-ci ne demanderait pas d’investissements très lourds (en comparaison à beaucoup de grands projets inutiles comme un grand stade…), il ne nécessiterait qu’un peu d’énergie et de volonté politique.

Admettons. Un tel projet se décomposerait en trois points. Premièrement, il s’agirait de rassembler pour de vrai tous les acteurs concernés du développement économique local autour d’une table. La collectivité, Pôle Emploi, la mission locale, la maison de l’emploi, pourquoi pas la Région. Ce collège constituerait un comité administratif pour le CIE. Il s’agit ensuite de mettre à disposition des locaux, avec des employés (et d’emblée créer des emplois). Ces locaux seraient disposés à accueillir une pépinière d’entreprise pour les jeunes entrepreneurs, mais également une mission locale et un centre de formation cogéré par la collectivité et Pôle Emploi en dispensant des formations par des intervenants extérieurs venus d’entreprises partenaires. A terme, et dans l’idéal, ce CIE se trouverait au cœur d’une zone d’activité économique dynamique et créatrice d’emplois pour les citoyens de proximité : une pépinière d’emplois, espace physique de rencontre entre les demandeurs d’emploi et les entreprises en besoin de main d’œuvre.

Que de telles politiques de développement économique soit intercommunales, soit. Mais à l’heure ou les services publics sont dénaturés par des contrats de délégations manigancées employant des grands groupes tels que Vinci ou Véolia qui se partagent les marchés publics, à l’heure ou l’Union Européenne contraint les collectivités à la mise en concurrence, il est plus que temps de désobéir au libéralisme économique et d’imposer la promotion de l’économie locale.

Le cas lyonnais est complexe du fait de la taille de l’intercommunalité. De tels projets ne peuvent qu’être conçus à l’échelon communal avec l’implantation d’un CIE à Villeurbanne, à Vénissieux ou Vaulx-En-Velin. Mais on commence à comprendre la volonté de l’élite politique dans son projet de « modernisation de l’action publique » avec le renforcement constant de l’intercommunalité opaque et a-démocratique ou encore dans la transformation des régions en Länders. A tous ceux qui ont osé se camoufler derrière l’excuse de la différence des enjeux locaux par rapport au national : lorsque l’UE impose la concurrence des territoires et la privatisation des services publics, lorsque l’UE impose la technocratisation des politiques publiques de développement, toujours plus loin du citoyen, c’est tout sauf une question d’enjeu local.

 

 

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1er tour des municipales : des pourçentages peu surprenants, une abstention de plus en plus forte | 27 mars 2014

Les résultats sont tombés. Nous attendions depuis des mois le résultat du 1er tour des élections municipales que l’on annonçait serré. Partout, on nous promettait un duel acharné entre Jean-Paul BRET, le maire PS sortant, et Béatrice VESSILLER, candidate EELV. Mais il n’en est rien. Le résultat est sans surprise : il ne fait que confirmer des tendances.

41,5 % des voix pour Jean-Paul BRET. Voilà un score impressionnant et respectable qui place la liste PS loin devant ses adversaires dès le premier tour. On peut envisager l’espoir d’un ancrage de la ville à gauche. On peut également aisément supposer un glissement de voix du centre en faveur du maire sortant, à défaut de pouvoir voter pour une liste centriste, alliée à la droite villeurbannaise.

22,54 % pour la liste UMP-UDI menée par Jean-Wilfried MARTIN. Un score qui parait redoutable pour la ville au passé ouvrier, mais qui dévoile en réalité une perte de voix en comparaison du premier tour en 2008 (23,82 %). On peut dire que la droite conserve son électorat.

Pour les fascistes en revanche, car ils ne sont rien d’autre, c’est une victoire sur 2008 en atteignant 17,54 % des voix (6,71 % en 2008). Ce sursaut électoral est consternant si l’on considère que les autres partis politiques présents en 2008 ont tous perdu des voix, PS y compris (46,53 % en 2008) : ces voix sont-elles happées par le siphon de la haine ?

15,81 % pour la liste du Rassemblement Citoyen, l’alliance entre EELV et le Front de Gauche de Villeurbanne portée par Béatrice Vessiller. Certains s’attendaient à bien plus, d’autres à bien moins. Force est de constater l’échec d’une campagne trop personnalisée et trop imprégnée d’enjeux personnels. Nous reconnaissons cependant la qualité du programme, produit d’un vrai travail de fond, auquel nous avons pu contribuer dans le cadre de notre partenariat avec le Front de Gauche.

Mais le vainqueur n’est autre que l’abstention : 54,13 % ! Et encore, le chiffre de l’abstention est toujours à relativiser puisqu’il s’agit de la part d’abstentionnistes parmi les citoyens inscrits sur la liste électorale ! Villeurbanne compte aux dernières nouvelles 145 034 habitants, mais seules 80 206 personnes étaient inscrites comme électrice en 2014, soit 55,30 %. Parmi ces inscrits, seuls 36 792 citoyens sont venus voter dimanche dernier, soit 45 % des inscrits et 25,4 % de la population villeurbannaise.

Un villeurbannais sur 4 est venu voter…

La vérité des chiffres nous mène donc à ce constat : 14 872 habitants ont voté pour la liste de Jean-Paul BRET, ce qui nous fait 10,25 % de villeurbannais…

 

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Cette abstention est certainement en premier lieu l’expression du mécontentement général à l’égard des politiques d’austérité que le gouvernement nous impose depuis 2012. Non pas que l’ère Sarkozy fut celle de la relâche, bien au contraire, mais de la part de « l’ennemi de la finance » qu’est François HOLLANDE, c’est encore un peu lourd à avaler pour les millions de citoyens qui viennent d’amortir une énième attaque fiscale.

L’abstention est par ailleurs le résultat du rejet de la classe politique tout entière par le Peuple. Cette classe politique, cette élite technocratique incarnée par les machines partisanes, pèse sur la République, sur l’Egalité et la Justice depuis bien trop longtemps. Seul un ennemi du Peuple peut encore s’abandonner à penser l’abstention comme une marque d’ignorance. Les citoyens Français sont las de l’acharnement quotidien de l’oligarchie capitaliste pour pérenniser sa domination, des ces suppôts du profit aux ordres des lobbies.

A nos concitoyens du PS : sachez à quelle sauce vous dégustez votre victoire, car elle ne tient qu’à un léger pourcentage, 10% de citoyens. Et sachez que ces élections municipales sont éminemment nationales et même internationales. Sachez qu’au-delà de vos bilans locaux vous menez la France vers un funeste destin. Et 2017 approche…

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Des vœux révolutionnaires pour 2014 | 07 janvier 2014

L’année 2013 a été rude pour les républicains. Elle a peut-être été plus rude encore que 2012, l’année de la grande désillusion. Pendant que son parti de notables détruit de jour en jour l’idée que les citoyens Français se faisaient jusqu’ici des valeurs de gauche, le gouvernement attaque les acquis politiques sociaux, économiques et moraux que la France arrache depuis plus de deux siècles aux ennemis de l’Egalité et de la Justice.

En 2013, le gouvernement et le président de la République ont démontré qu’ils s’inscrivent dans la droite lignée des politiques austéritaires et libérales de leurs prédécesseurs et de leurs alliés européistes. Pire encore, en de nombreux points, la dite « Gauche » au pouvoir aggrave la situation.

Faisons un bref résumé politique de l’année 2013 :

_ Accord National Interprofessionnel : Flexibilisation du code du travail afin de réduire le « coût » du travail et contenter le patronat.

_ Traité de libre-échange transatlantique : suite au TSCG soumettant le parlement français au diktat financier de l’Union Européenne et de ses oligarques, notre gouvernement « de gauche » a accepté sans broncher cet accord de libre-échange ouvrant grand les portes du marché européen aux requins américains et leurs produits cancérigènes à bas prix. Le tout en parfaite opacité, bien-sûr.

_ Des américains espions et plus impérialistes que jamais : pris la main dans le sac, les américains n’ont pas eu à craindre de représailles diplomatiques de la part du gouvernement français qui, devant le fait que la vie privée de millions de citoyens français ait été violée par la NSA, n’a pensé qu’à jouer les va-t-en guerre en Afrique.

_ La même réforme des retraites que sous Sarkozy : sous couvert de l’argument tout simplement ridicule de l’allongement de la durée de vie, le travailleur est contraint à travailler toujours plus longtemps. Après le code du travail et la durée de retraite, les congés payés ?

_ La hausse de la TVA : un projet de réforme dénoncé par le PS avant 2012 comme « une injustice supplémentaire » et « une faute économique »…

_ Acte III de la décentralisation : la République est démembrée par un projet fédéraliste instaurant la loi du territoire le plus riche au détriment du plus pauvre, les présidents des Métropoles deviennent des seigneurs locaux et la démocratie locale… n’existe toujours pas.

_ Le recul du non-cumul : une des promesses les plus attendues des 60 propositions de François HOLLANDE, rejetée hypothétiquement à 2017 devant la fronde de ses notables parlementaires soucieux de préserver leurs privilèges.

_ La réaffirmation de l’hyper-présidence de la Vème République : N. SARKOZY l’avait proclamée, F. HOLLANDE l’a adoptée. La Vème République est définitivement monarchique et le président ne craint plus la sanction du peuple via l’Assemblée Nationale qui ne fait que voter aveuglément les lois qu’on lui soumet. Les vœux du monarque républicain pour l’année 2014 l’ont bien montré : « je veux ceci », « Je veux cela… ».

Pour couronner le tout, entre la banalisation de l’antisémitisme et des haines « raciales » d’un côté, et les banalisations de discours anti-républicains et de la remise en cause par l’Etat des libertés publiques et notamment syndicales (voir l’affaire des 5 de Roanne), tous les signes sont là pour nous annoncer la fin de l’Etat de droit, de l’Etat-providence, la fin de la République.

Mais 2013 est passée. Que souhaiter de bon à tous nos concitoyen(ne)s pour cette nouvelle année ?

Nous vous souhaitons avant tout de conserver votre esprit critique sans lequel la conscience ne peut être libre. Que personne ne se laisse duper par le jeu perfide des élites qui tentent de jour en jour de nous faire sombrer, nous le peuple, dans le marasme de l’ignorance et de la peur.

Nous vous souhaitons tout le courage qu’il faut pour refuser l’aliénation de notre souveraineté au profit des plus riches et des plus puissants.

Nous vous souhaitons la force qu’exige un mouvement massif pour une révolution démocratique inexorable.

Nous vous souhaitons l’indignation nécessaire à l’éveil républicain face à ce grand recul des libertés et des principes démocratiques en France.

Que le Peuple Français fasse de 2014 une année de justice, de souveraineté et de  progrès démocratique et social.

En somme, un vœu pour 2014 : LIBERTE ! EGALITE ! FRATERNITE !

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